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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 19:32
Si TOUT va BIEN..............
Si TOUT va BIEN..............

Chers Amis Visiteurs,

Voici ce qui nous attend dès que les autorités nous donneront l'autorisation d'exposer.

J'espère que vous serez au rendez-vous, tellement heureux de nous retrouver entourés de mes dernières créations, qui, je le souhaite vous surprendront agréablement.

J'ai beaucoup travaillé pendant mes deux années de solitude à l'atelier pour cette prochaine exposition :

                                                     LES INÉDITS : B - I - O

Les conversations vont aller bon train......  j'ai hâte !

A bientôt mes Belines et Belins, prenez bien soin de vous, je vous tiens au courant et garde espoir.

Bien à Vous .

Reine

 

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 13:16
" Comme dit Reine....."  réflexions, pensées, poésie etc... 0
dans ma tête: les Rues

dans ma tête: les Rues

   Comme dit Reine…

 

 

 

« JUBILÉ D’OR de peinture »

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

Reine FAYOLLE/V.

 

 

                   

 

 

 

 

Le gravier est indiscret !

 

 

 

 

 

 

 

 

Une flaque d’eau sous le sapin ? non

rai de  soleil taquinant les épines tombées.

 

Le soleil parti,

l’eau  aussi !

 

 

!

 

 

Soir de vernissage

 

 

L’Artiste a peur,

un doute l’envahit :

Serai-je à la hauteur du talent qu’on me prête ?

 

Son travail dans l’ombre

à la lumière jeté,

trahira-t-il les heures au chevalet passées ?

 

Telle une ascète

dans sa bulle, retranchée,

elle vit !

Ne pense qu’à son labeur.

Le monde, elle fuit !

 

Une chose est certaine,

les sunlights sur elle braqués,

ne dévoileront jamais les secrets de l’atelier.

 

 

 

 !

 

 

 

 

Je me souviens, dans les années 1970/71, un bail, lors d’une de mes premières expositions avec une académie lyonnaise, je déposais avec (peur et fierté) mes « Roses bleues ».

Ce jour-là je faillis repartir mon tableau sous le bras, me sentant tellement inférieure à tout ce que je voyais, me demandant ce que je faisais ici ? Mais, j’étais inscrite et… acceptée.

Je le déposais donc, par terre, avant d’être mis sur les cimaises par les gens du salon.

Lors du vernissage je me suis presque cachée mais déjà ouvris grandes mes oreilles, comprenant qu’il fallait en passer par là pour « apprendre ».

Au détour d’un panneau, je glissais un œil (non distrait) vers mes Roses bleues (n° 31 sur ma liste qui en comporte aujourd’hui 1750).

Finalement, j’ai peut-être bien fait de venir ?

Pourquoi des fleurs peintes, mi- pinceau, mi- couteau ? J’apprenais, c’est tout… et, entre nous, faire ‘tourner’ un pot « au couteau » bennnnn au début, pas facile oupsss.

Cependant, je m’étais aperçue que la technique du couteau à peindre correspondait à mon tempérament énergique, j’y prenais goût.

Lors d’une de mes visites à l’expo. je me trouvais derrière la cimaise où étaient exposées mes fameuses Roses bleues, la Présidente faisait son tour en compagnie d’un professeur renommé, artiste très classique lui- même, s’arrêtant devant les panneaux, dialoguant sur ce qu’ils voyaient, critiquant à l’occasion positivement ou négativement.

Devant mes Roses bleues :

« Mr. Untel que pensez-vous de çà ? »

avec une pointe d’ironie,  

«  il n’y a qu’à la laisser faire »

répondit-il avec le même air…..

Passé le choc, un peu déçue, j’acquiesçais : (laissez-moi faire, c’est tout ce que je demande). Ce soir-là je fus investie de forces nouvelles, allez savoir ?  Mais je compris que ce serait difficile.

Mes fameuses Roses bleues sont choyées, aimées par Hélène, femme admirable à plein d’autres égards, qui les acquit lors de cette manifestation pour ma grande joie et fierté.

Hélène m’invita pour me permettre de revoir mes « enfants », je fus rassurée et confortée, par la sincérité de cette femme.

Oui, ma force était bien là, dans les yeux admiratifs d’Hélène devant sa toile, pur bonheur !

 

.§.

Sans le vouloir vraiment, j’ai pour habitude, un peu moins maintenant, bien que je sois toujours prête, à « essuyer les plâtres » ces risques mineurs m’amusent, m’intéressent, je fais souvent les premières et les dernières.

Il est vrai qu’ayant débuté mes expos. dans les années 70, j’ai vu fleurir beaucoup d’évènements en la matière, qui n’ont pas résisté aux vicissitudes accompagnant leur organisation, dommage. C’est ainsi qu’en mars 1979 j’ai fait ‘l’ouverture’ du Marché de la Création, quai Romain Rolland Vx. Lyon.

Pendant 15 années, peu de dimanches ma place est restée vide. Très tôt sur le quai, genre 5 heures, même moins certaines périodes, n’ayant pas de place réservée à cette époque, la course était de rigueur : pluie,  gel,  canicule,  crottes de chiens, paquets ficelés : genre ‘clodo’ descendus et remontés à bout de bras : 104 marches du Vieux-Lyon, pas peu dire.

L’installation folklorique des débuts euh ! À même le sol….. Puis vinrent les  bagarres…    d’abord gentilles, ensuite de moins en moins ‘ sympas ‘ les vendeurs de tous genres plusss marchands qu’artistes,  nous disputant quelques centimètres de trottoir, dur, dur…Obligation d’y remettre bon ordre… instauration d’une sélection  d’où divers problèmes facilement compréhensibles (pourquoi l’autre, pas moi ?) etc… enfin,  pas très artistique tout çà…

 

Ceci dit, j’ai adoré ‘ Mon ’ Marché de la Création, souvenir de rencontres magnifiques, je dis souvent que j’ai vécu là mes « universités », appris mon métier d’Artiste, auprès d’un public averti ou non mais toujours prêt à nous admirer.

Je rentrais souvent, avec des petits sous, encouragée…. fière parfois de mon succès naissant, qui me faisait oublier le samedi soir sans sortie et mon dimanche familial, la fatigue aidant, bien entamé, pas grave, je n’ai pas le sentiment d’avoir négligé quiconque, allez savoir ?

 

 

                                                                 .§.

 

 

 

Il pleut.

La nature a souffert.

Un peu de répit.

 

Une perle au bout de la branche.

 

                                                                      !

 

 

 

 

         Je suis, non pas une pionnière, mais  une des rares peintres, dans les années 1983, 84, 85, 87  à exposer en solitaire : Maison de Lyon ex Maison Dorée, dancing réputé en plein cœur de ma belle ville, place Bellecour.

         Centrale, située sur une des plus belles places d’Europe, la Maison de Lyon, belle salle d’exposition, spacieuse, bien aménagée, très claire et facile d’accès à tous les publics.  

         Artistes et visiteurs ont beaucoup perdu d’en avoir été éloignés.

 

         Nostalgie quand tu nous tiens…………..

         Allez zou ! chassons……….

 

          

 

                                  

         Le nouvel Espace, situé dans le 7ème, censé remplacer la Maison de Lyon pour les expositions de peinture, sculpture etc… possède une belle salle spacieuse bien aménagée.

         Excentré, une publicité relativement chère s’ajoutant aux frais d’expo. est indispensable, car il est d’accès au public non direct : il faut pour cela entrer dans une cour de tristes souvenirs, au combien : la « gestapo » y tenait son siège…..

 

         Les Lyonnais n’aiment pas s’y rendre et les artistes ont l’impression d’être inaccessibles, relégués derrière des barreaux gris et froids, en somme tout ce qu’ils rejettent, car, l’expression artistique est l’image même de la Liberté… les fidèles admirateurs suivirent prouvant ainsi leur qualité…..

 

         Malgré cela, j’eu le plaisir d’y organiser une vingtaine d’expositions perso. et espère y exposer encore quelques années malgré mes 81 ans, excusez du peu,

 

 

 

 

.§.

 

 

 

 

Ma joie est en sommeil.

Le ciel s’est assombrit et mon cœur

 fidèlement le suit !

 

 

 

.§.

 

 

Joie, lorsqu’au coin d’une rue, face à mon chevalet depuis plusieurs heures, me battant avec le vent, le soleil et la perspective….. Une poignée de bonbons me fut glissée dans la poche en guise d’encouragement.

 

Joie, lorsqu’à 1800 mètres d’altitude, toujours à mon chevalet et face aux sommets savoyards à Foran, me furent offerts :  une peau de marmotte et un peu de génépi par un cultivateur du pays……. admiratif.

 

Premières ‘médailles’ d’une valeur inestimable, elles ne sont pas en OR …… 

 

On peut en sourire et pourtant !!!

 

 

.§.

 

 

 

Ils dessinent le vent, la mer et les galets

et s’ils ne savent pas la justesse du trait,

ils connaissent par cœur comme une symphonie,

l’attrait de la couleur, le piège du fini.

 

Leur barque est à Chatou aux reflets gigantesques,

leur cœur à Giverny aux nénuphars modestes,

leurs Maîtres sont ailleurs dans les rues de Montmartre,

sur le port d’Honfleur et dans les pierres de Chartres.

 

Je vis parmi ceux-là et j’aime les Artistes,

car ils font avec moi le même tour de piste

des arènes parfois aux gradins un peu tristes…

 

!

 

Compagnons lucides et insouciants,

                                      je Nous aime tant.

 

 

                                                     !

 

marché de la Création 1980

marché de la Création 1980

marché de la Création 1983

marché de la Création 1983

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 13:06
" Comme dit Reine....."  réflexions, pensées, poésie etc... 1
commencer....  pas facile

commencer.... pas facile

17h15 Centre ville,  du mal pour se garer, de préférence pas trop loin la voiture étant pleine : 14 toiles presque toutes encadrées, exceptionnellement, mais l’exposition se voulant « classe » j’avais fait un effort côté cadres, ces derniers n’étant qu’un sujet à problèmes : place dans les transports, fragilité aux coups, poids et surtout leur prix, enfin, je pense que c’est la peinture qui importe et non le décorum qui, soi-disant les fait vendre, foutaise !

 Si le travail a besoin d’être enrubanné pour plaire, malaise, une bonne toile se suffit à elle-même, d’ailleurs,  celui qui aime ou qui connait ne s’y trompe pas etttt heureusement !

 

Aujourd’hui ce devait être une expo. luxe, bel espace, belle rue, gratuité complète, liberté totale… le pied ! Oupsss

 

On m’avait dit : il faut y aller Reine, c’est votre place et Monsieur Untel est charmant, je vous recommande à lui etc. etc… il fait çà par amour des peintres…….

 Serait-ce un mini mécène ?

C’était parti.

 

Il fallut attendre plus d’une année, avec changement de dates en dernière minute, pas grave, je m’adapte même si parfois çà me bouscule, ce fût le cas, le même printemps je devais être Invitée d’Honneur aux Artistes Villeurbannais, reçue comme une ‘Reine’ : énorme bouquet, discours, mimis, quelques sincérités, du baume, instants de bonheur.

 

Une exposition se pense des mois parsemés de doutes et nombreuses heures au chevalet, je m’y prépare comme pour une cérémonie, les toiles étant les « mariées », apprêtées avec beaucoup d’amour.

 

L’accueil de Monsieur Untel fût bref, occupé par ailleurs, s’excusa et nous pria de déposer les toiles dans un coin du magasin. Plusieurs voyages, rapides et inconfortables, certaines toiles étant de bonne taille, les paquets de bulles s’entassèrent, je n’aime pas ça.

 

Bien qu’ayant rendez-vous aucune place de leur était dévolue, l’artiste du mois passé toujours aux murs et nous restions seuls Pierre et moi avec dans les bras : affiches, repros svp, livre d’Or, cartons d’invitations et ‘à tout hasard’ des tarifs « j’appelle ça : l’optimisme », restons légers…..

Quelques longs moments passèrent puis Mr .Untel laissa enfin son interlocuteur pour me dire : laissez tout çà en l’état je me débrouillerai pour l’installation, me complimenta pour les affiches et l’abondance de travail, très pro ! (au bout de 34 ans, un minimum) puis, voyant mes tarifs me dit : au fait, vous avez tapé vos prix mais je vais devoir les refaire car dorénavant les conditions ont changées, je suis obligé de leur rajouter un pourcentage ? Mais ça, je le ferai moi-même, supposé ‘tranquillement et seul’, s’ensuivirent des explications embrouillées, vasouillardes, j’ai compris tout de suite que la complicité n’était plus de mise, puis il repartit.

« Pierre, remettons  tout dans la voiture, l’expo est finie ».

Comme toujours, il sut tout de suite que j’avais raison.

Pas un coup de fil, pas un mot d’excuses, le mépris total pour l’artiste et pourtant je ne pense pas être bégueule, qui met tout son cœur, sa sincérité, l’espoir, le cabotinage et la fierté aussi dans une nouvelle exposition, c’est triste.

                                                               .§.

J’en ai tellement vu, en cas de ventes, des pourcentages qui changeaient à la dernière minute, selon le montant.

 Des toiles restées à la galerie parce qu’un hypothétique client devait repasser les voir dans les jours suivants pour ce décider puis qui restaient au fond d’un placard, dans quel but ?

J’en ai tellement porté des croix et des bannières pour récupérer mes toiles après maints et maints coups de fil et surtout compter mes pauvres sous, quand les chèques n’étaient pas en bois comme à Marseille où nous dûmes nous rendre en commando et où nous trouvèrent toutes mes œuvres en vitrine, bien encadrées, bien présentées, pour nous faire reculer.

Une fois la vitrine dégarnie, la galeriste voulait me vendre les cadres, non demandés, sous prétexte que cela ferait « chantier » dans le magasin.

Lorsque je réclamais mon faible dû, sur lequel elle comptait bien me prélever le prix des cadres, en plus des 50% habituels ,

elle me rétorqua « on se calme » mon fils la pria de me parler sur un autre ton.

Me fit 3 chèques EN BOIS. 7.500 francs. Ma paye de l’année.

Comme j’étais à l’époque aussi pauvre que Job et que Noël approchait, le premier chèque fût mangé rapidement, d’où grosse peur quand la banque m’avertit que, non seulement il était « vide » mais qu’il m’avait mise dans le rouge et le désarroi le plus profond, pas assez de larmes, étant habituée à ne dépenser qu’au niveau de ma bourse.

Comptabilité artistique….. Un poème !

 

Ayant contacté la presse spécialisée locale pour dénoncer ces agissements auxquels les artistes sont confrontés trop souvent hélas ! Le journaliste ne fût pas étonné, m’écouta avec attention et sympathie, me promettant de suivre mon problème et que s’il ne se résolvait pas au mieux pour moi, il mettrait en garde tous les artistes de cette galerie car il les connaissait pratiquement en totalité.

Très vite Marseille m’avertit qu’à telle date tout serait rentré dans l’ordre et s’y tint.

Ouf, galère

                                                                               .§.

 

Tous pareils, artistes amateurs, sans être péjorative, simplement parce qu’il y a peu d’artistes professionnels, c’est-à-dire, qui vivent de leur art ou alors chichement, rêvent d’être exposés dans de «  grands salons » parisiens ou autres supposés « grands ». Sommes prêts à débourser des sommes relativement élevées, croyant notre « heure » bientôt arrivée ‘ oh ! rêve, masque, leurre’…

Pour ce faire, nous travaillons avec conviction, ambitieux  d’être enfin reconnus de nos pairs et du public, mais ça ? Une autre histoire.

Je connais par cœur ce sentiment de fierté d’appartenir à cette grande fratrie : «  Nous, les Artistes, sommes différents, ailleurs, pas mieux mais ‘d’un autre monde’, la famille, quoi ! »

Poussée par cette envie un peu naïve mais procurant tant rêves et d’espoir de jours meilleurs, je m’inscrivis, il y a fort longtemps, genre 26 ans, dans un Salon International svp, en Arles.

En principe tout se passe bien, l’Artiste respectant les clauses d’un contrat relativement exigeant et onéreux: frais d’inscription, sélection, puis frais selon les tailles des toiles, encadrement ou non, dépôt, reprise, pourcentage en cas de ventes, normal !

Je dis souvent et le pense, évidemment, que dans ces contrats les Artistes ont plus de devoirs que de droits.

 

Actuellement une Amie Présidente d’un Salon, ayant compris mes désarrois, me reçoit en Invitée  chaque fois qu’elle organise une expo dans ma ville, du lourd……………….. en sincérité.

Ce jour-là en Arles « pas peu fière » je m’imaginais faire mes épates ‘oupsss’ dans un de ces Grands Salons.

 

Profitant d’une visite familiale à Marseille, je fis un détour, me présenta à l’accueil de l’expo. où la Présidente me reçut fraichement, me disant :

-Mais, vous n’êtes pas exposée ?

Ah !bon ?

-Je n’ai pas de règlement à votre nom.

J’en fus fort étonnée car je me fais un devoir et surtout en ce qui concerne ma peinture, de régler en temps voulu ce que je dois, sachant l’impératif des délais d’inscription.

Coup de fil à Pierre qui vérifie dans mes décomptes et l’assure, preuve à l’appui, du règlement.

Confuse la Présidente rétorqua : «  cela se peut, alors c’est dans ma boite aux lettres, en période d’expo. je ne regarde pas mon courrier pendant quinze jours » sic ! mais je vous crois et vous propose de vous exposer ‘gracieusement’ au prochain salon.

 

Je n’aime pas savoir mes oeuvres se promenant plus ou moins protégées, j’acceptais très déçue car j’aime Arles, son histoire, heureuse de marcher dans les pas de Vincent, enfin !!!         Infernale la Reine que j’vous dis.

Prochaine étape « Châteauneuf du Pape » maaaah ! L’occasion d’aller boire une bonne bouteille et surtout de retrouver mes chères toiles, mises, tant soit peu en valeur.

Pas faciles à trouver, planquées dans un coin derrière une cimaise, pas grave.

Certains artistes réclament parfois lorsqu’ils  ne sont pas contents de leur place : pas assez éclairée, trop en retrait etc…

J’ai pour habitude de dire qu’il n’y a pas de mauvaises  places  dans  une expo, bien que nous soyons très nombreux, le visiteur averti sait toujours repérer le bon travail, enfin, ce qui lui plait.

Déçue, une fois de plus, l’ouvrage des araignées, bien  qu’artistique  lui aussi, ornant mes châssis, mystère ?

Mine de rien je passais furtivement mon mouchoir pour les rendre plus présentables, larmes aux yeux.

 

En fait, ces petites misères ne sont pas bien graves au regard de tout ce qui se passe,  mais c’est usant et accentue le stress de la création.

 

Zou ! Passons.

 

                                      .§.

 

 

Je me demande pourquoi, les artistes peintres qui exposent seuls, comme moi, ou en groupe, quoi que reçus, avec le plus de gentillesse possible, ce n'est pas le sujet, sommes installés disais-je, très souvent, dans: des couloirs, lieux de passage, avec des éclairages non adaptés: néons... terribles pour les couleurs, en nombre insuffisant, sur des cimaises branlantes, dans des locaux non fermés à clé, qui, lorsque les artistes ne sont pas là, car la garde ne peut se faire 24 h/24, laissent les toiles perdues dans des espaces ouverts à beaucoup de monde, ajoutant à son angoisse d'exposant, car exposer est une angoisse permanente, la peur d'une malveillance, d'un choc, au regard des transports de toutes sortes défilant dans ces mêmes murs.

 

La réflexion, très positive que cela m'apporte, c'est qu'il y a peu de malheurs, peu de choses désolantes qui se produisent, et souvent sans intention de faire mal, une certaine déférence, un respect ou même une indifférence totale des toiles présentées font que, la plupart du temps tout se passe bien, mais ............ ouf!

J'ai quand même été volée trois fois, une fois en cours de vernissage, dans un couloir (encore un couloir) de mairie, et deux fois en cours d'exposition, les salles étant ouvertes en dehors des heures de permanence pour nettoyage, changement d'agencement etc............si c'est par amour pour ma peinture, je veux bien!

 

Lors d'un vol, mes toiles étant assurées, après plainte déposée je me suis rendue chez l'assureur qui, pour me consoler, m'a dit que j'avais assuré une salle inassurable du fait des va et vient en dehors des heures déclarées, logique, autant pour moi.

      

Nous, Artistes, prenons des risques chaque fois,   avons de belles peurs et nos nuits sont peuplées d'angoisses le temps de toutes les expositions se trouvant dans de telles situations.

 

      Faire confiance, voilà le leitmotiv n'y a-t-il pas d'autres solutions?  

Pour certaines expositions, une assurance responsabilité civile est obligatoire, pas pour les toiles, si bien que, lorsque l'artiste a payé sa location et l'assurance qui va avec, le matos et tout y afférent, ne peut investir dans une assurance pour ses toiles auxquelles il tient plus que tout, voilà, nous faisons avec.

 

        Peu de salles d'expositions, agencées et bien placées sont proposées aux Artistes Peintres, car, souvent, non prévues dans les divers budgets, nous sommes trop petits,  dommage!

        

         Les galeries : un peu chères et puis,  elles ont leurs ouailles…

 

                                                                  .§.

 

                      

 

 Un atelier sous les toits du vieux Lyon,  rue Juiverie, non isolé, pas d'eau chaude, les commodités (appréciez le langage) sur le même palier, c'est à dire : les combles, un certain hiver l'eau a gelé dans l'unique évier, je le vivais bien, parfois même j'étais heureuse, à cette époque, je m'accrochais, n'avais peur de rien, années 1984/85, oupsss

J'ai l'impression de ramollir, aujourd'hui c'est la CATA.

Je ne m'aime pas dans c'tétalà…

Démotivée, c'est nouveau? Non, ça ne vient pas de sortir, régulièrement c'est à l'ordre du jour :

Ce que je peins est-il bon ? Est-ce exposable? Mon chevalet n'est-il pas une béquille ? Pourquoi suis-je peintre?

Pourquoi ne suis-je pas une retraitée  ‘normale’, après une vie de travail bien remplie?

Ma peinture n'a-t-elle qu'un seul but : m'aider à boucler mes fins de mois? Suis-je vraiment sincère?

Tant de questions minées ! Et crotte!!!!!!!

Je délire, même pas une bière, pas un chichon, rien et le délire, grave ... non, pas !!!

 

Allez ! Mes anges au boulot, aidez-moi…

 

 

                                                                  .§.

 

Puisque vous me le demandez, l’escarcelle,  en ce moment, je dirais : fait la gueule…

 

Garder le moral, c'est l'essentiel, l'essentiel c'est l'indispensable, oulala j'arrête car j'écris comme mon livre, que je ferais bien de travailler un peu plus (sic).

 

                                                                       .§.

 

 

La peinture est chose belle, qui rapproche les gens, leur donne un répit et ravive les sourires.

 

 Ne serait-ce que pour cela, je vais continuer !

 

 

                                                                        .§.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bouquet des Artistes Villeurbannais 2003

bouquet des Artistes Villeurbannais 2003

sous les toits

sous les toits

un atelier sous les toits 1983

un atelier sous les toits 1983

1979  dans la Rue

1979 dans la Rue

1987  dans LE PROGRES Lyon

1987 dans LE PROGRES Lyon

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 12:50
" Comme dit Reine....."  réflexions, pensées, poésie etc... 2
années 80 :   exposer en toutes conditions, là, au bord d'une autoroute : froid, vent, poussières etttt sourire

années 80 : exposer en toutes conditions, là, au bord d'une autoroute : froid, vent, poussières etttt sourire

Ce matin, permanence au Salon de peinture à 5 kms, de 10 à 13 heures, 3 toiles exposées, ça ira, la Reine a s'ra pas trop fatiguée.

J'aime bien tenir des permanences, j'ai l'impression de recoller avec le monde des Artistes.
         Vous me direz,  je ne quitte pas ce monde, puisque je le vis, ok, mais je suis seule (je parle artistiquement) à l'atelier, une bonne partie de l'année, j'aime mon état d'ermite, je m'y cramponne absolument, sachant que temps en temps il existe la réalité des salons, des manifestations auxquelles je me dois de participer avec grand plaisir, afin de n'être pas complètement larguée, distancée par rapport à l'actualité artistique régionale, juste ce qu'il faut pour ne pas devenir neuneu, c'est tout.

 

Les permanences sont un peu, si peu, "papoti papotons": il ou elle a vendu, aurait pu mieux faire, a changé de style, se cherche, s'est trouvé, certain panneau............. bien ou mal installé, éclairé, pas assez ou trop chargé. etatati etatata, mais, comme dit la chanson (tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil) en l'occurrence (tout le monde il est plein de talent, se souhaite la reconnaissance qu'il mérite, une côte à tout péter etc...C’est bien connu, on est tous bons ‘surtout MOI’).

 

C'est surtout une grande quête d'Amour " regardez, aimez-moi, à travers ce que je peins, dessine, sculpte, chante ", en fait, la recherche d'un SOI, d'une identité, l'envie d’ETRE.

M’étant rendue à la permanence, détendue, contente de pouvoir rendre service tout en prenant le temps de contempler l'ensemble des œuvres exposées, dans une diversité toujours intéressante. Je fus contrariée, déçue.

 

En cours de visite, un fait m'interpelle: plus aucun clou tapissier sur les tranches de mes toiles? Merveilleux petits clous à grosse tête large et aplatie. Je disais donc, plus de clous?

 

Un film plastifié avait été collé dessus afin de les cacher, la manipulation faite à mon insu: colère, déception, lâcheté: personne n'a rien vu. Un méchant lutin invisible avait trafiqué dans le salon afin de tout mettre "nickel" croyait-il, au mépris, affiché, des Artistes qui tiennent à leurs toiles comme à la prunelle de leurs yeux, ce qui est mon cas, je les confie au salon, ce qui ne lui donne pas le droit de changer quoi que ce soit sur celles-ci sans mon autorisation et celles de tous les Artistes présents.

 

Ces petits salons, qui se prennent pour des grands, ont des règlements dans lesquels les Artistes ont des devoirs et très peu de droits!

 

Les problèmes d'encadrements sont légion. Il n'y a pas si longtemps les cadres étaient obligatoires dans les expositions, de groupe s'entend, ce qui m'a valu beaucoup de discussions épiques lors des réunions n'étant pas pro-cadres: chers, encombrants, fragiles lors des transports, souvent mal adaptés aux œuvres présentées, envahissants et parfois moches etc...

Je dis et je répète que : SEULE LA BEAUTE PICTURALE COMPTE, le reste.........chichis et les responsables de salons devraient s'en tenir là.

Dorénavant, après maintes joutes orales, le libre choix est laissé à l'exposant, à condition que les tranches des tableaux soient propres, je considère mes tranches propres, à part quelques traces de peinture qui, à mon sens, sont la réalité et la beauté du travail à l'atelier, une forme d'authenticité qui ne dérange pas les visiteurs, bien au contraire, qui ont l'impression de rentrer dans les secrets de fabrication, mais çà faudra -t-il encore quelques belles joutes avant que ne soit compris?

Une pellicule plastifiée (l'horreur) collée, pas trop fort heureusement, tout autour de mes 3 toiles, qui ont été pour ce faire: déplacées, tripotées, je connais le principe de ces collages, en l'occurrence : ardu, d'où les doigts sur la toile pour la maintenir en place et tout le toutim ................

Je ne laisse à personne le soin de trafiquer sur mes toiles, de plus, pour appliquer du plastique qui ne leur apporte rien, et qui à la longue, je parle d'expérience ayant succombé à certaines sirènes, va se décoller et laisser une pellicule collante, infernale, dégueulasse (pardon, mais c'est le mot), sale et très désagréable au toucher, au nettoyage et j'en passe..............                         

 

Tout a sauté, vite fait.

Environ 7 mètres de scotch  gluant ont décoré, c'est le mot car, en principe c'était pour enjoliver le panneau, à mon insu, mes toiles.

 

Que diraient ces messieurs dames s'il me prenait l'idée d'aller décorer avec le même produit, sur 7 mètres ........................ leur voiture, sous prétexte que sur le parking, devant une exposition de bonne allure, cette dernière faisait tâche, gênait à son harmonie? Je vous laisse deviner la suite !

Ma peinture est ma propriété, alors qu'on lui foute la paix et si elle ne plaisait pas en l’état, il fallait la refuser à la sélection, c'est tout.

Ma peinture est SACRÉE, pas touche.

 

Je sais, je m'emporte pour RIEN, bah!

Petits soucis j'en conviens, je vais en rire très vite,

 

 " Y sont durs, ct ‘année «, j'les aurai, comme y disent  " aa télé ".

 

                                                       .§.

 

 

Après une interruption, j'ai toujours l'angoisse, le doute, vous me direz : c'est ridicule, au bout de 50 ans de pratique, j'en suis consciente mais, parfois, j'ai l'impression de ne plus rien savoir.

 Plein de questions "idiotes" m'assaillent et je dois faire un gros effort pour me rassurer, donc je recommence par une petite toile que je connais presque par cœur, puis je me dis " allez, au boulot, il n'y a pas de raisons, tu dois vaincre ta peur etc., etc..." et puis, en principe, ça va.

Peur aussi de ne plus avoir de plaisir à peindre, je ne veux pas être "obligée", je pense qu'il n'y a rien de pire pour un peintre, c'est pour cette raison que je fuis les commandes, plutôt les demandes, car ici nous ne sommes pas au marché, c'est peut-être un luxe, mais c'est le seul luxe que m'apporte ma peinture et j'y tiens.

De même, celui d'avoir l'opportunité d'attendre d'avoir envie de peindre, jusqu'à présent, les blancs ne sont pas trop longs, je connais mes motivations et m'y accroche quand je flanche !

 

Un coup de fil agréable, quelques mots, peut-être anodins et hop ! Ça repart. Le contraire peut aussi se produire, et là, c'est dramatique, un presque rien et je suis démolie…

 

D'accord, je suis hypersensible et c'est pour cette raison que je suis une ERMITE, je me protège, protège ma peinture, ELLE qui m'a sauvée de TOUT, je lui dois çà.

 

 

 

 

                                                          .§.

 

 

 

     

Beau soleil aujourd'hui, je n'ai pas pu résister à gratter un peu les iris, j’adore !

 

Cette année il va falloir que je m'habitue à jardiner avec plusieurs paires de gants,

c'est nouveau, çà vient de sortir...  Arthrose aux deux mains (la jeunesse).

Douloureux, je veux peindre longtemps, si possible, alors il n'y a pas d'autres solutions :

Prendre bien soin d'elles, donc : mitaines, gants de laine et gants de jardinage, pratique.

 

Une vision me hante, celle de Renoir à qui l'on attachait les pinceaux aux mains, pour qu'il puisse créer encore de belles toiles, je n'en suis pas là et mes anges ne peuvent me laisser tomber de la sorte, non mais !

 

Mes misères, que sont-elles vis-à-vis de ce que l'on entend aux infos ? bien petites, mais quand même, je n'ai que la peinture pour m'en sortir, alors mes anges, au boulot..........

 

 

 

                                                           .§.

 

 

 

LES CAVES FONT SALON en Beaujolais, pourquoi pas ?

Les vignerons des 10 caves d’une auguste bourgade beaujolaise invitent « en payant » une trentaine d'artistes divers, à exposer dans leurs caves, pour animer la dégustation des produits de leurs vignobles.

Moi, peintre de la ville, allez ouste ! Hors les murs, pour les vignes du Seigneur, le risque d'être un peu déjantée ne me fait pas peur, j'en ai tellement vu de ces moments bizarres dans « ma chienne de vie d'artiste».

Je bourlingue depuis 50 ans et j'aime assez ces situations quasi burlesques, de plus, j’aime la région beaujolaise et, naturellement, son vin, surtout le ‘nouveau’ que nous ne manquons pas de goûter chaque année, les toiles seront accrochées carrément le long des cuves, le décor aviné et les relents alcoolisés  changeront d’avec les effluves parfumés des vernissages légèrement mondains, charmant non ?

Cave du Cochon, oui, vous avez bien lu ‘Cave du Cochon’ car, au lieu de l’appeler cave de ci, cave de là, les organisateurs ont eu l'idée de donner à chaque cave un nom d'animal

 

lapin, grenouille etc... ben moi, je suis à la cave du Cochon, pas choisie, pas ma faute et puis, c'est bien connu : tout est bon......................

Vous comprenez mieux à présent l'importance de mes Bouddhas qui m'aident à affronter des situations tellement éloignées de mon atelier.

 

         LES CAVES FONT SALON, ce titre m'avait plu et je pensais que cela pouvait être amusant d'allier l'ART au festif du Beaujolais.

 

L'esprit toujours un peu inquiet comme avant chaque exposition, mais je ne me doutais pas de ce qui m'attendait, un hangar bétonné de toutes parts avec des cuves en résine en guise de tonneaux et rien pour exposer : ni tringles, ni chaînes, ni spots, pas une chaise, pas une table, rien pour l'artiste et surtout pour supporter ses Toiles................rien , que des cuves en je ne sais quoi, posées sur des moellons, dans un espace froid à tous les niveaux, les buveurs étaient attendus mais ....pas NOUS.

 

La publicité disait : possibilité de repas et d'hébergement sur place.

Au village tout, je dis bien tout, était fermé, pas un bout de pain, de saucisson, pas même âme qui vive, une tristesse incommensurable.

Je pense que le seul endroit ouvert pour le couvert et l'hébergement, mais ce n'est pas sûr, car je ne m'y suis même pas rendue, au château du pays : Hôtel Restaurant 4 étoiles, les Artistes sont riches, c’est bien connu ! La pizzeria du pays étant fermée : cause de travaux !

De qui se moque-t-on ? des Artistes qui ont ‘payé’ pour faire l'animation, qui ont donné leur temps avec cœur, merci du peu, merci pour l'accueil, grave très grave. Heureusement, prudente, j'avais un thermos de café chaud, préparé tôt le matin, mais pour le midi, nos hôtes nous ont envoyés, mon fidèle Pierre était avec moi, heureusement, envoyés donc au Bois d' Oingt à 4 kms de là, sans promesses de résultats.

Merci, merci les organisateurs, dont le Président est passé le matin à la cave, si on veut appeler çà une cave, sans même nous saluer alors que nous nous installions avec les moyens du bord, pas sympa !

Je n'ai pas montré ma déception, mon éducation me le défend pfff.

J’ai su après coup, car nous étions éloignés les uns des autres que certains Artistes ont refusé de s’installer et sont repartis aussi sec, j’aurai du en faire autant « sotte qu’elle est la Reine ».   

Le soir,  rentrée malade, très malade, et c'était parti pour 4 jours, pas une seule invitation à partager le repas de nos hôtes et lorsque nous étions seuls dans ce lieu qui sentait la ‘vinasse’ nous les soupçonnions de nous surveiller de loin, nos rires à peine voilés, il est vrai que nous étions en compagnie de petites montagnes de bouteilles d’un vin, ma foi, pas mauvais, on ne sait jamais ?

 

          Les visiteurs sont venus relativement nombreux, mais de rares amateurs d’art, il faut bien le reconnaître, évidemment le Beaujolais c’est autre chose oupsss mais, surtout, prenaient d’emblée la droite, lieu béni de la dégustation, parfois ils étaient incités à aller «  voir les aquarelles de Reine Fayolle » ‘je ne peins qu’à l’huile’, enfin !!!  

           

La vie d’artiste bordel, c'est raide......

 

                                                                    .§.

 

Ce n'est pas toujours le cas, je raisonne peut-être en enfant gâtée quand je pense à toutes les fois où je suis reçue les bras ouverts et fleurie merveilleusement :

Brignais d’où je suis médaillée de la Ville.                 

Rive de Gier médaillée aussi de la Ville où l'on m'attendait au moins à 6 sur la scène, chaînes et pitons en mains afin de m'installer au mieux et au repas qui suivit le vernissage.

Bréau reçue, chaleureusement, chez ce formidable et grand Artiste : Harry Séguéla.

Vittel chez Foujiroud.

Villeurbanne où je profitais de mon énorme bouquet, pendant 2 semaines et que dire de

Vinay où la chaleur amicale transpirait de partout et où nous fûmes reçus Pierre et Moi en Princes chez Patrice Menon et sa si généreuse femme Evelyne, nous ne l'oublierons jamais, oui, il y a des gens sympas et généreux, artistes dans l'âme,

merci, merci à eux.

 

Il est tard ce lundi et mes paquets de toiles et autres n'ont pas été défaits tellement je suis choquée, pourtant ils sont pleins de poussières de béton et de toutes sortes, allez, courage la reine…

 

 

 

                                                                  .§.

 

 

J'aime le dessin des péniches. 

 

Une péniche passe devant nous sur la Saône le ventre chargé de charbon, je vais la peindre.

 

J'adore ces bateaux travailleurs, mais celle-ci va me donner du fil à retordre, car il va me falloir lui restituer, justement, son esprit bosseur, à la peine, sale et honorable...

 

Rester sincère, ne pas tomber dans l'anecdote, voilà ce qui m'attend, oui, j'aime !

 

 

 

                                                      .§.

 

 

les caves font Salon.....

les caves font Salon.....

Brignais médaille de la Ville 2005

Brignais médaille de la Ville 2005

avec le peintre Jouenne, Monsieur Avril...   2003

avec le peintre Jouenne, Monsieur Avril... 2003

Rive de Gier

Rive de Gier

j'aime les péniches !

j'aime les péniches !

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 10:07
" Comme dit Reine....." réflexions, pensées, poésie etc... 3
chutt !!!   nous avions autour de notre lit des aquarelles anciennes, explicites et très belles...

chutt !!! nous avions autour de notre lit des aquarelles anciennes, explicites et très belles...

 

Retour d'une exposition d'été comme je les aime, en Ardèche, une quinzaine d'artistes reçus chaleureusement dans l’école maternelle laïque du pays, ancien hôtel particulier 18ème, parfait !

La sympathie était au rendez-vous, les œuvres d'une bonne tenue, tout bien.           

Ces expositions estivales étant nos vacances 2,3,4 jours dans l'année, nous essayons à chaque fois de nous trouver un petit hôtel, un gîte, enfin, une crèche quoi! Pour joindre l'utile, car il est utile pour moi de montrer ma peinture.

Cette année, pas de problèmes, le jour du 15 août étant le fête au pays avec beaucoup d'animations sympathiques, se terminant tard dans la nuit : Repas de 800 personnes, feu d'artifice, spectacle et bal, je me demande où ils prennent l’énergie nécessaire pour soutenir un tel rythme ?

L'exposition étant au cœur du circuit, nous avons vu défiler plus de 1500 personnes devant nos toiles, sans compter les poussettes et les chiens, de l'aveu même des préposés au comptage qui n'en pouvaient plus, l'overdose, mes Amis, j'en ai le dos bloqué, obligée de voir le médecin ce matin, rien de grave, la tension extrême d'une expo au cours de laquelle, moi !

 

 L’ermite, ayant voulu faire face, paye aujourd'hui sa préparation, l'angoisse du vernissage et la fatigue normale des gardes, la vie d’artiste, c'est ça, la vie d'artiste !

A l'agréable… le fait de se sentir hors les murs, retrouver d'anciens amis ou de faire connaissance avec d'autres gens de la Famille des Artistes avec qui, sans faire offense à personne, nous avons un dialogue différent de l'ordinaire, car nous nous comprenons en matière de créations, d'angoisses et de joies artistiques, de plus les soucis dus à nos finances artistiques ........

Elles aussi, tout bien ......

Cette année, nous dégotions sur place, merveille, une chambre dans un Gîte de France, dont le maître des lieux, amateur d'art, propose en permanence une exposition de gravures coquines tiens, tiens, plus, cet été : une exposition de nus à l'huile et aquarelles, dans une maison de 1870, tout bien.

Dès l'arrivée, une collection impressionnante de "pots de chambre" de "tinettes", de " lave-zizis" de toutes sortes, très intéressante, belle, ma foi! un peu envahissante, à mon goût, mais, pour ma part nullement gênante, à condition de ne pas mettre les pieds dedans, en montant ou descendant les escaliers d'époque donc étroits, un peu poussiéreux, comme presque tout ce que l'on pouvait découvrir au fil de la visite de ce qui fut notre maison pendant 4 nuits, tout bien................

Sur les murs, comme promis, des gravures. coquines, même très coquines, limite visibles par des yeux chastes, partout, partout, et nous avions autour de notre lit des invitations aux plaisirs de la chair, très explicites et très belles, gravures anciennes certaines aquarellées, très bien dessinées, nous étions comblés, rien appris.

Un peu vieux routards en la matière, mais éludé certaines positions, soucieux de nous présenter, sans bleus ni contusions à l'expo.

Nous attendait encore, dans divers salons, une exposition de peintures à l'huile de Nus, très beaux et une de privée" qui, à nos yeux aurait dû rester privée, des femmes jeunes et moins... dénudées, offertes, si vous voyez ce que je veux dire, amours avoués du patron des lieux, 72 ans, pas peu fier,

"là aussi…. limite", de montrer, « d'exhiber » à tous, ce qui fut "soi-disant" sa vie, sinon amoureuse, au moins sexuelle, en plus de sculptures Lesbos, magnifiques, mais en nombre, tout çà ingurgité en quelques minutes!!!!!

Un peu beaucoup pour le petit pékin en short et tongs qui ressortait le sourire aux lèvres, le teint parfois un peu plus bronzé ou complètement blanc, mais jamais indifférent, pas tout bien !

Presque tous les amis ’avertis par nos soins’ sont venus visiter les lieux qui nous accueillaient, les avis étaient partagés, pour, pas pour, mais tous en revenaient la mine réjouie, le cul ma bonne dame y'a qu'çà qui fait rire.

Je me devais de vous narrer la situation cocasse et surtout, érotique, qui accompagnât notre séjour dans un petit coin d'Ardèche, perdu, anodin ..................quoi que ?

 

Tout bien, que j'vous dis, tout bien......

 

 

 

                                                       .§.

 

 

Bien que lépreux, j'adorais ces murs, portant au plus profond d'eux-mêmes les stigmates de toutes ces vies ancestrales,  j'aimais leur crasse, leur vétusté, qui donnaient à ma peinture des années 70, des airs anciens, évidemment.

Maintenant ils ont retrouvé leurs couleurs originelles : roses, ocres jaune, rouge etc. Ma palette en a bénéficié, c'est beau, j'aime. Parfois, un brin de nostalgie, je marie les gris et les roses et là ...........c'est encore bien plus encore mieux sensass oupsss

Les gens me disaient : on se croirait au moyen âge. Moi aussi dans mon 5°, pensez donc : 104 marches à gravir, sans ascenseur, naturellement, toilettes sur le palier, l'hiver "tu te les gelais" enfin 'breffle' comme disait la Mère Cottivet de mon cœur.

Les rares amis nous disaient, à moi surtout, dont mes formes généreuses l'étaient, à leur goût, un peu trop : vous devriez faire comme nous , du sport, de la course à pied enfin tout plein de conn.......de la sorte, OK d'accord, mais lorsque j'ouvrais ma porte palière à ces fameux conseilleurs sportifs en bout d 'ascension de nos 104 marches de rien du tout, morts qu'y's'étaient, à bout de souffle, complètement vidés , ah. Bon! 31 ans que j'les ai montés, vive le sport !

FOLKLO le temps où j'allais peindre dans la rue: chevalet, mallette, toile vierge, siège pliable genre ' de pêcheur ' en cuir s'il vous plait, parfois un deuxième support où je déposais la mallette ouverte, plus pratique que parterre, plus le minimum, on aurait dit un 'pâti', vous connaissez ?

En principe je n'allais pas loin, deux entournures de dédale et je me trouvais dans ce qui est devenu (en somme, par commodités) mon sujet principal, la RUE bien aimée.

Bonjour la montée d'escaliers au retour : froid, chaud, soif, fatigue, besoin naturel pressant (comme disent les reporters bien élevés du Tour de France quand les coureurs s'arrêtent sur le bord de la route) et la toile peinte toute fraîche, fragile, le travail de la journée pouvant être balayé d’un seul mouvement malencontreux !  (je vous parle d'un temps ...)

Le Vieux Lyon, je ne l'ai jamais quitté, cœur, travail, peinture, inspiration etc. . Sont là !

Les critiques disaient des Rues d' UTRILLO, mon Maître, qu'elles " sentaient la pisse " tellement leurs murs étaient vieux et impressionnants de vérité.

Je ne m'inquiète pas de ce que diront "peut-être" les critiques sur mes RUES, je voudrais simplement qu'elles relatent l'AMOUR que je leur porte et la PASSION avec lesquelles je les peins depuis 50 ans. Enfin, je l'espère.

 

Voilà un peu beaucoup de rien du tout maaaaah !

" Comme dit Reine....." réflexions, pensées, poésie etc... 3
1977   Première Rue

1977 Première Rue

 1978   que de travail !

1978 que de travail !

   Vernoux en Vivarais :   expo. surprise.

Vernoux en Vivarais : expo. surprise.

Vernoux coquin !!!

Vernoux coquin !!!

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 09:44
" Comme dit Reine....." réflexions, pensées, poésie etc... 4

La peinture est chose belle, qui rapproche les gens,

leur donne un répit et ravive les sourires.

 Ne serait-ce que pour cela, je vais continuer !

 

                                                                              §

 

Ce matin, permanence au Salon de peinture à 5 kms, de 10 à 13 heures, 3 toiles exposées, ça ira, la Reine a s'ra pas trop fatiguée.

J'aime bien tenir des permanences, j'ai l'impression de recoller avec le monde des Artistes.
         Vous me direz,  je ne quitte pas ce monde, puisque je le vis, ok, mais je suis seule (je parle artistiquement) à l'atelier, une bonne partie de l'année, j'aime mon état d'ermite, je m'y cramponne absolument, sachant que temps en temps il existe la réalité des salons, des manifestations auxquelles je me dois de participer avec grand plaisir, afin de n'être pas complètement larguée, distancée par rapport à l'actualité artistique régionale, juste ce qu'il faut pour ne pas devenir neuneu, c'est tout.

 

Les permanences sont un peu, si peu, "papoti papotons": il ou elle a vendu, aurait pu mieux faire, a changé de style, se cherche, s'est trouvé, certain panneau............. bien ou mal installé, éclairé, pas assez ou trop chargé. etatati etatata, mais, comme dit la chanson (tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil) en l'occurrence (tout le monde il est plein de talent, se souhaite la reconnaissance qu'il mérite, une côte à tout péter etc...C’est bien connu, on est tous bons ‘surtout MOI’).

 

C'est surtout une grande quête d'Amour " regardez, aimez-moi, à travers ce que je peins, dessine, sculpte, chante ", en fait, la recherche d'un SOI, d'une identité, l'envie d’ETRE.

M’étant rendue à la permanence, détendue, contente de pouvoir rendre service tout en prenant le temps de contempler l'ensemble des œuvres exposées, dans une diversité toujours intéressante. Je fus contrariée, déçue.

 

En cours de visite, un fait m'interpelle: plus aucun clou tapissier sur les tranches de mes toiles? Merveilleux petits clous à grosse tête large et aplatie. Je disais donc, plus de clous?

 

Un film plastifié avait été collé dessus afin de les cacher, la manipulation faite à mon insu: colère, déception, lâcheté: personne n'a rien vu. Un méchant lutin invisible avait trafiqué dans le salon afin de tout mettre "nickel" croyait-il, au mépris, affiché, des Artistes qui tiennent à leurs toiles comme à la prunelle de leurs yeux, ce qui est mon cas, je les confie au salon, ce qui ne lui donne pas le droit de changer quoi que ce soit sur celles-ci sans mon autorisation et celles de tous les Artistes présents.

 

Ces petits salons, qui se prennent pour des grands, ont des règlements dans lesquels les Artistes ont des devoirs et très peu de droits!

 

Les problèmes d'encadrements sont légion. Il n'y a pas si longtemps les cadres étaient obligatoires dans les expositions, de groupe s'entend, ce qui m'a valu beaucoup de discussions épiques lors des réunions n'étant pas pro-cadres: chers, encombrants, fragiles lors des transports, souvent mal adaptés aux œuvres présentées, envahissants et parfois moches etc...

Je dis et je répète que : SEULE LA BEAUTE PICTURALE COMPTE, le reste.........chichis et les responsables de salons devraient s'en tenir là.

Dorénavant, après maintes joutes orales, le libre choix est laissé à l'exposant, à condition que les tranches des tableaux soient propres, je considère mes tranches propres, à part quelques traces de peinture qui, à mon sens, sont la réalité et la beauté du travail à l'atelier, une forme d'authenticité qui ne dérange pas les visiteurs, bien au contraire, qui ont l'impression de rentrer dans les secrets de fabrication, mais çà faudra -t-il encore quelques belles joutes avant que ne soit compris?

Une pellicule plastifiée (l'horreur) collée, pas trop fort heureusement, tout autour de mes 3 toiles, qui ont été pour ce faire: déplacées, tripotées, je connais le principe de ces collages, en l'occurrence : ardu, d'où les doigts sur la toile pour la maintenir en place et tout le toutim ................

Je ne laisse à personne le soin de trafiquer sur mes toiles, de plus, pour appliquer du plastique qui ne leur apporte rien, et qui à la longue, je parle d'expérience ayant succombé à certaines sirènes, va se décoller et laisser une pellicule collante, infernale, dégueulasse (pardon, mais c'est le mot), sale et très désagréable au toucher, au nettoyage et j'en passe..............                         

 

Tout a sauté, vite fait.

Environ 7 mètres de scotch  gluant ont décoré, c'est le mot car, en principe c'était pour enjoliver le panneau, à mon insu, mes toiles.

 

Que diraient ces messieurs dames s'il me prenait l'idée d'aller décorer avec le même produit, sur 7 mètres ........................ leur voiture, sous prétexte que sur le parking, devant une exposition de bonne allure, cette dernière faisait tâche, gênait à son harmonie? Je vous laisse deviner la suite !

Ma peinture est ma propriété, alors qu'on lui foute la paix et si elle ne plaisait pas en l’état, il fallait la refuser à la sélection, c'est tout.

Ma peinture est SACRÉE, pas touche.

 

Je sais, je m'emporte pour RIEN, bah!

Petits soucis j'en conviens, je vais en rire très vite,

 

 " Y sont durs, ct ‘année «, j'les aurai, comme y disent  " aa télé ".

 

 

                                                     .§.

 

 

 

                       Je ne suis qu’un voyage qui a perdu le nord.

 

Le cœur vide battant, voyageur solitaire

poursuivant un mirage,

naufragée volontaire

dans ce train m’emportant.

Passage souterrain

où tu me tiens la main

bouquets d’iris blonds

à St. Rambert d’Albon.

 

Ta tête blanc d’argent,

montagnes transparentes,

ton souvenir me hante !

 

Parfois, je cours vers toi

Mais tu n’y seras pas…

 

Un bébé trottinant…

Hermitage. cuvée,

près du lotissement

ce train ralantissant.

Bar, hôtel, restaurant.

 

Parce que de toutes façons

je ne pense pas

qu’il y ait deux solutions :

Soit être révoltée.

Soit être philosophe…

 

 

                                                               !

 

 

 

Hier, quelle journée : j'ai peint pratiquement d'affilée durant 10 heures, et le résultat me va presque, une Rue italienne, un tantinet brouillonne, je vais y mettre un peu d'ordre tout à l'heure, mais attention ma Reine : tu es en Italie !

J'aime l'Italie volubile et colorée, qui bouscule mes habitudes lyonnaises un peu grises et coincées.

 

Bien que lyonnaise de naissance, de père lyonnais, mon côté méridional prend toujours le dessus et même lorsque les gens ne savent pas que ma mère était mentonnaise, ils se demandent souvent où je puise ma vitalité et ma joie de vivre avouées, eh ! Oui, c'est mon côté mentonnais, je l'aime.

Par contre, j'apprécie et j'avoue moins mes : effondrements, baisses de régime et de moral, mes pleurs appuyés, mais c'est aussi mon côté méridional.

Tout ceci, pour en revenir à ma toile italienne de cette semaine et, puisque là-bas c'est permis, je vais rajouter du linge aux fenêtres, la vie quoi !

 

Dans le Vieux Lyon, pas de fleurs, pas de linge aux fenêtres : interdits, le linge d'accord, mais les fleurs ? Quel dommage, bien propre, bien net ................enfin ?

 

Moi, dans ma peinture, j'en mets à foison : une revanche, mes revendications sont pacifiques : tant mieux.

 

 

 

 

                                                           .§.

 

 

 

 

Après une interruption, j'ai toujours l'angoisse, le doute, vous me direz : c'est ridicule, au bout de 50 ans de pratique, j'en suis consciente mais, parfois, j'ai l'impression de ne plus rien savoir.

 Plein de questions "idiotes" m'assaillent et je dois faire un gros effort pour me rassurer, donc je recommence par une petite toile que je connais presque par cœur, puis je me dis " allez, au boulot, il n'y a pas de raisons, tu dois vaincre ta peur etc., etc..." et puis, en principe, ça va.

Peur aussi de ne plus avoir de plaisir à peindre, je ne veux pas être "obligée", je pense qu'il n'y a rien de pire pour un peintre, c'est pour cette raison que je fuis les commandes, plutôt les demandes, car ici nous ne sommes pas au marché, c'est peut-être un luxe, mais c'est le seul luxe que m'apporte ma peinture et j'y tiens.

De même, celui d'avoir l'opportunité d'attendre d'avoir envie de peindre, jusqu'à présent, les blancs ne sont pas trop longs, je connais mes motivations et m'y accroche quand je flanche !

 

Un coup de fil agréable, quelques mots, peut-être anodins et hop ! Ça repart. Le contraire peut aussi se produire, et là, c'est dramatique, un presque rien et je suis démolie…

 

D'accord, je suis hypersensible et c'est pour cette raison que je suis une ERMITE, je me protège, protège ma peinture, ELLE qui m'a sauvée de TOUT, je lui dois çà.

 

 

 

 

                                                            .§.

 

 

 

                                   

 

Beau soleil aujourd'hui, je n'ai pas pu résister à gratter un peu les iris, j’adore !

Cette année il va falloir que je m'habitue à jardiner avec plusieurs paires de gants,

c'est nouveau, çà vient de sortir...  Arthrose aux deux mains (la jeunesse).

Douloureux, je veux peindre longtemps, si possible, alors il n'y a pas d'autres solutions :

Prendre bien soin d'elles, donc : mitaines, gants de laine et gants de jardinage, pratique.

 

Une vision me hante, celle de Renoir à qui l'on attachait les pinceaux aux mains, pour qu'il puisse créer encore de belles toiles, je n'en suis pas là et mes anges ne peuvent me laisser tomber de la sorte, non mais !

 

Mes misères, que sont-elles vis-à-vis de ce que l'on entend aux infos ?

bien petites, mais quand même, je n'ai que la peinture pour m'en sortir,

alors mes anges, au boulot..........

 

 

                                                            .§.

 

 

 

 

 

                                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

fleurs interdites !

fleurs interdites !

" Comme dit Reine....." réflexions, pensées, poésie etc... 4
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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 09:19
" Comme dit Reine....."  réflexions, pensées, poésie etc... 5
le Geste ...........

le Geste ...........

 

 

 

Le vernissage est une pièce de théâtre.

Ici, ce ne sont pas les acteurs les vedettes, mais, les tableaux.

Les décors ouvrent le dialogue.

 

 

 

 

J’aimerais tant que tu sois là pour m’enrouler telle une liane autour de toi.

Tu me dirais, ne pleure pas puisque je t’aime.

Le jour est loin.

 

 

 

 

Le vent tombe en sa chute précaire !

 

 

 

 

 

 

Envie de bazarder mes "archives" peinture.

En fait, ce n'est pas d'aujourd'hui que je désire, à  part les toiles qui seront faites, ne laisser aucunes archives de ma vie d'artiste.

Dans mes placards, milliers de photos : de mes toiles, de moi, de réceptions de toutes sortes, d’invitations honorées ou non, de bons mais aussi de souvenirs pénibles, de grandes joies, de fortes peines, de preuves d'admiration, de jalousie, d’Amour même, mais tout cela je l'ai en moi, je l'emporterai, et je me dis : pourquoi laisser des papiers   jaunissants, que personne à cette heure ne consulte, ne cherche à voir, à comprendre, alors,  après ?

J’avais donc décidé de faire place nette dans un futur proche et bien, ce matin, j'ai commencé le nettoyage.

Facile à écrire, à faire… moins.

Je suis prévenue, chaque fois que j'ai voulu toucher, à tout ce qui constitue ma vie artistique, je me suis abîmée dans une nostalgie destructrice, le moral dans les godasses.

Consulter 3 gros albums de photos, le premier remontant à 1968, est très difficile pour moi, je les touche rarement car, au finish : La Reine a pleure !

Trop de visions.............. de mes révoltes, de mes changements physiques et moraux, tous dansent autour de mon évolution, trop fort, trop de choses, j'ai donc décidé d'en finir, je vais brûler tout ce qui me fait mal, les souvenirs seront dans mon cœur.

Déjà, un gros paquet dans lequel je ne remettrai pas le nez, est prêt pour l'allumette !

Vous me pensez bizarre ? Non ! Simplement moi-même.

Plein,  mon troisième sac d'archives à brûler, une photo de la Reine devant une cimaise villeurbannaise 1986, Pierre devant ma g........."mais ! Çà fait ….. ans, grenouille, oui, je comprends".

 Non, impossible !

Sortie aussi de derrière les fagots, une brochure(1978) où l'on fait déjà l'article de leur prochaine invitée d'honneur à Brignais (2006), je cite : une travailleuse acharnée, sans fausse note, un dessin toujours merveilleusement précis etc...

La Reine 'à va encore pleurer', voilà le résultat des archives bousculées, sorties du placard, elles n'y retourneront plus, c'est décidé.

         Le feu, c'est fait, envolées : 40 années de ma vie d'artiste, restent encore les diplômes, les documents plus récents : papiers vieillissants, nous verrons ? Ma peinture est ce qu'elle est, diplômée certes, je n'ai pas à la défendre à coups de papiers, je la montre et puis, si c'est bien, tant mieux, c'est le principal.

Trois gros sacs de papiers divers, souhaités, fortement aimés, jaunis.

Intégrés tous ces évènements voulus, âprement défendus, ces missives honorifiques dont je suis fière mais, c'est en moi............ alors !!!

Les flammes montèrent très haut, presque joyeusement.

Même pas mal au ventre, tiens tiens, la Reine commence à maîtriser ses émotions,

c'est bon !

Encore toute embaumée d'une bonne odeur de fumée qui, pour moi, ressemblait à de l'encens 'Népalais', je dis à Pierre : cet aprèm, je continue.

 

 

 

                                                        .§.

 

 

Retour d'expo. maaaaa  le bordel  oupsssss : tout remettre en place : toiles, idées, joies, peines, déceptions, réflexions.

Bilan : il ne répond jamais aux espoirs, cependant mon livre d'Or regorge d'avis sympathiques, émouvants, certains " élogieux " osons l'écrire.

Je n'en tire pas d'orgueil mais ils me font du bien.

Le temps de la concentration est revenu, j'accueille avec joie l'isolement de l’atelier, son calme apparent, je dis bien apparent car, dans ma tête, foisonnent mille choses créatrices à venir, j'adore !

J'aime déjà la saison qui s'annonce studieuse, solitaire, laborieuse, je dois bien le reconnaître, face à mon chevalet.

Ce matin, je ne suis, ni bien, ni mal, je suis........

 

 

Allez zou !!!

 

 

 

                                                                         .§.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

de l'ombre à la lumière......

de l'ombre à la lumière......

2017

2017

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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 09:45
ARTISTES, RENTREZ CHEZ VOUS :  1 er  anniversaire !
ARTISTES, RENTREZ CHEZ VOUS :  1 er  anniversaire !
ARTISTES, RENTREZ CHEZ VOUS :  1 er  anniversaire !

Chers visiteurs, chers confidents,

Amis de longue date,

j'aime vous faire partager mes sentiments, dus aux évènements actuels :

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Jetant ma désespérance sur des toiles vierges ou non,

cassés mes codes, mes habitudes,

largués mes repaires cinquantenaires.

Allant " je ne sais où " : formes, couleurs, matières, me guident,

me donnent des forces nouvelles bienfaitrices,

révélant mes capacités enfouies.

Larmes s'amenuisant...

Me surprenant même à rêver d'expo., de vernissages pleins de mimis,

de congratulations !!!

Mais, au fait : c'est quoi un vernissage ?

 

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A bientôt Belines et Belins,

soyez bien prudents.

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 10:53
chutt ! avant première ......

Chers visiteurs Amis,

ne le répétez pas, cette année je change de sujets et de matière, j'ai décidé, afin de rompre avec mon petit confort ( cinquantenaire) 1700 toiles figuratives à l'huile au couteau, de travailler :

Abstrait au Brou de noix .  

Rien que çà mes Belines et Belins !

Les noyers, partis d'une noix enterrée par moi il y a 25 ans, me donneront la matière première désirée : le Brou de noix !!!   

Comment faire du Brou de noix ? Ordi. tutos et en chantier la Reine.

Tout compris " ou presque " en apprentie consciencieuse, du noir partout, de la patience, résultat : 2 litres de Brou de noix que j'ai jugé opérationnel.

Drap sur l'établi, ni couteaux, ni pinceaux : changement complet, une petite peur au ventre vite chassée, pas le temps aux états d'âme, trop curieuse de voir..... je ne sais quoi ? mais surtout rapidement !

Et voilà mes Amis, au verso d'une banderole d'exposition, un de mes premiers travaux, j'en suis à 10 (déjà) la nouveauté excite. Je l'aime bien, je le garde, il sera exposé, avec beaucoup d'autres ( si ??? ) tout va mieux, lors de ma prochaine exposition programmée au mois de mai prochain, à l'Espace Berthelot à Lyon.

D'ici là, je retourne à mon établi, toute de noire vêtue, un renouveau flotte dans l'air, du baume !!!

Soyez bien prudents  Belines et Belins, j'apprécie votre fidélité et vous dis :

A la revoyure !!!

 

 

chutt ! avant première ......
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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 09:54
la lumière reviendra  !

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